Archives du blog

Affichage des articles dont le libellé est ARHEOLOGIE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ARHEOLOGIE. Afficher tous les articles

jeudi 28 mai 2020

MOZAIC ROMAN INTRO VIE DE LANGA VERONA (ITALIA)





Comune di Negrar di Valpolicella WEBSITE

A NEGRAR UN TESORO ARCHEOLOGICO SOTTO LE VIGNE
Dopo innumerevoli decenni di tentativi falliti, finalmente è stata riportata alla luce parte della pavimentazione e delle fondamenta della Villa romana ubicata a nord del capoluogo, scoperta dagli studiosi oltre un secolo fa.
I tecnici della Soprintendenza di Verona, con un carotaggio mirato del suolo, stanno parzialmente scoprendo i resti del manufatto ancora presenti sotto alcuni metri di terra, con un obiettivo preciso: identificare l'esatta estensione e la esatta collocazione della antica costruzione.

Successivamente, la Soprintendenza si raccorderà con i proprietari dell'area e con il Comune per individuare le modalità più adeguate per rendere disponibile e visitabile questo tesoro archeologico nascosto da sempre sotto i nostri piedi.
Il risultato non arriverà a breve e occorreranno risorse rilevanti. Ma è importante, finalmente, tracciare la strada.

Il Comune presterà tutta la collaborazione necessaria e ringrazia fin da ora i professionisti della Soprintendenza e i proprietari dell'area per l'unità di intenti e la disponibilità con la quale stanno perseguendo il progetto.

lundi 25 mai 2020

Parthenon (447-432 i.e.n.)






 ATHENA



























Le Parthénon
Les techniques de modélisation informatique les plus avancées permettent de présenter le Parthénon dans toute sa splendeur d'origine
Les techniques de modélisation informatique les plus avancées permettent de présenter le Parthénon dans toute sa splendeur d'origine
Courtesy MacGillivray Freeman Films
Le Parthénon est l'un des symboles archéologiques les plus connus de toutes les civilisations. Construit en quinze ans, entre 447 et 432 av. J.-C., ce temple de la Grèce antique remplace un autre que les Perses ont détruit en 480 av. J.-C. À l'époque, on s'étonne qu'un temple si grand (30,9 m x 69,5 m) soit élevé en si peu de temps, mais ce qui est encore plus étonnant, c'est la qualité de la construction et de la finition, qui est superbe. Le temple est édifié à l'instigation de l'homme d'État le plus important de l'époque, Périclès. Selon Plutarque, le grand biographe grec qui écrit des siècles après l'achèvement de l'édifice, la construction du Parthénon et des autres temples qui l'entourent a été motivée notamment par le chômage, qui s'aggravait. En entreprenant de grands travaux publics sur l'Acropole (la colline qui domine Athènes, où le Parthénon et d'autres temples dédiés aux dieux sont situés), Périclès espère offrir du travail aux Athéniens ordinaires — menuisiers, maçons, ivoiriers, peintres, émailleurs, modeleurs, forgerons, cordiers, tisserands, graveurs, marchands, orfèvres (travail du cuivre), potiers, cordonniers, tanneurs, ouvriers, etc.
Fait plus important, Périclès voit dans le Parthénon un chef-d'œuvre architectural qui communiquera au monde la supériorité des valeurs d'Athènes, de son système de gouvernement et du mode de vie de ses habitants. Pour cette raison, il n'accepte que les meilleurs matériaux de construction — la meilleure pierre, du bronze, de l'or, de l'ivoire, de l'ébène, du bois de cyprès — et les meilleurs artistes et artisans. Le Parthénon doit être un édifice pour tous les temps. Dans une oraison funèbre prononcée en 430 av. J.-C., Périclès déclare jusqu'à quel point il est fier de la ville d'Athènes, et il pense sans aucun doute au Parthénon lorsqu'il proclame : « L es marques et les monuments que nous avons laissés sont effectivement grands. Les hommes de l'avenir s'émerveilleront de nous, comme le font tous les hommes aujourd'hui. »
Le nouveau projet de construction n'est pas bien accueilli par tout le monde. Certaines personnes sont outrées en voyant les vastes sommes qu'on dépense « pour dorer et embellir notre ville comme si elle était une femme vaniteuse qui se pare de pierres dispendieuses et de temples qui ont coûté mille talents ». Beaucoup protestent également le fait que les fonds engagés dans la construction du Parthénon proviennent d'alliés d'Athènes, qui les fournissent, à contrecœur, pour financer des guerres contre les Perses. Périclès affirme que, tant que les Athéniens respecteront leurs engagements en défendant ces alliés contre les agresseurs perses, les alliés n'auront aucune raison de se plaindre. La majorité des gens appuient Périclès. En fait, la personne qui le critique le plus vivement est frappée d'ostracisme (bannie pendant dix ans) à la suite d'un jugement du peuple, rendant la construction possible.
Périclès dirige lui-même le programme de construction du Parthénon. Il demande à trois hommes qui sont au premier rang dans leur domaine de collaborer au design et à l'exécution du projet. Nous ne savons pas tout ce qu'ils ont fait, mais, autant qu'on puisse en juger, Ictinos a été le principal architecte, et Callicratès , le maître d'œuvre et le coordinateur technique, tandis que Phidias a supervisé la création et l'intégration de tous les éléments artistiques. Ce dernier crée lui-même l'énorme sculpture en or et en ivoire de la déesse de la ville et certains groupes de sculptures, tout en supervisant une petite armée d'artistes et d'artisans. Considéré à l'époque comme le plus grand sculpteur de son temps, Phidias est aujourd'hui reconnu comme le plus grand sculpteur grec de tous les temps. Les trois hommes ont collaboré avec succès tout le long du projet.
Il va sans dire que la construction du Parthénon exige de vastes sommes d'argent. (Selon des comptes publics gravés sur pierre, la construction a coûté 469 talents d'argent. On n'a jamais calculé l'équivalent moderne de ce montant de façon satisfaisante.) Le principal matériau de construction est le marbre pentélique, qui provient du mont Pentélique, située à environ 16 km d'Athènes. (L'ancien Parthénon, que les Perses détruisent durant la construction, est le premier temple en ce genre de marbre.) Les immenses blocs de pierre sont transportés jusqu'au chantier dans des chars à bœufs. Le Parthénon n'est pas du tout la structure la plus grande, mais ce qui le distingue de la plupart des autres temples, c'est la qualité et l'étendue des éléments sculptés. Beaucoup de sculptures sont en marbre blanc provenant de l'île de Paros, un marbre plus cher que la plupart des sculpteurs préfèrent. En tant que collection qui montre l'art grec à son apogée, les marbres (sculptures) du Parthénon sont sans pareil.
Plusieurs raffinements esthétiques sont intégrés à l'édifice, qui est lui-même une œuvre d'art, de façon à le rendre le plus parfait possible visuellement. Sachant que les longues lignes horizontales semblent s'arquer, bien qu'elles soient parfaitement droites, les architectes courbent délibérément des éléments horizontaux et « grossissent » les colonnes au centre pour compenser les irrégularités de l'œil humain. Cet épaississement au centre donne l'impression que les colonnes ploient un peu sous le poids du toit, rendant le temple moins statique, plus dynamique. Bien que les lignes et les distances du Parthénon semblent droites et égales, la géométrie a été modifiée pour créer cette illusion. On dit que dans cet édifice « rien n'est ce qu'il semble être ».
Le Parthénon est un temple dorique auquel on a ingénieusement intégré des éléments ioniques pour produire un édifice que bien des personnes, y compris certains des meilleurs architectes du monde, considèrent comme parfait. Le style dorique comporte des colonnes plus larges et a un aspect plus imposant (appelé parfois masculin) que le style ionique (féminin). Périclès a peut-être fait ce choix pour des raisons politiques, unissant symboliquement les Grecs d'origine dorienne et ionienne dans un édifice transcendant.
Le Parthénon est un temple périptère, c'est-à-dire que la structure est entourée de colonnes. Il comporte en tout 46 colonnes : 8 sur chaque façade et 17 sur chaque côté. À l'intérieur de ces colonnes il y a une plate-forme surélevée en pierre qui soutient les murs d'une pièce rectangulaire appelée la cella ou le naos. Dans un temple traditionnel, il s'agit d'une seule pièce, mais la cella du Parthénon a été divisée en deux pièces. La plus grande abritait une énorme statue d'Athéna, debout sur un socle. Devant la statue, il y avait un miroir d'eau. Dans l'autre pièce, qui comporte quatre colonnes intérieures, se trouvait le trésor de l'État, y compris de la monnaie offerte à la divinité. Les colonnes intérieures aidaient à soutenir le toit, qui était en marbre, comme le reste de l'édifice.
La partie de la cella où se trouvait la magnifique statue d'Athéna s'appelle l'Hécatompédon (heka = 100) et est longue de cent pieds athéniens (attiques), comme son nom grec l'indique. Le miroir d'eau permettait d'humidifier l'air et les éléments en ivoire de l'immense statue chryséléphantine (en or et en ivoire), qui pouvaient se dessécher et se fendre. La statue a coûté plus que l'édifice qui l'abritait, et le sculpteur Phidias l'a conçue de façon à ce qu'on puisse en enlever les plaques d'or, les peser et les vendre, si nécessaire. (Cette décision s'est avérée judicieuse parce que, plus tard, on a accusé Phidias d'avoir volé des plaques d'or, et il a pu prouver son innocence sans problème.)
Tous conviennent que la structure du Parthénon est en soi une œuvre d'art, mais elle était également ornée d'une collection éblouissante de sculptures.
  • La déesse Artémis ajustant son chiton. Détail de la frise du Parthénon, panneau XIXX
    La déesse Artémis ajustant son chiton. Détail de la frise du Parthénon, panneau XIXX
    Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
    Used by permission of Ancient-Greece.org © 2001-2006
    La célèbre frise du Parthénon était une bande continue de sculpture en haut-relief d'une longueur de 160 m. Elle entourait la cella au niveau du plafond. Il aurait été très difficile de voir et d'apprécier cette frise depuis le niveau du sol, l'endroit habituel d'où on pouvait la voir. La frise était haute d'à peine un mètre, et le relief avait une profondeur d'environ 6,5 cm. (Phidias fait tailler la partie supérieure de cette profondeur et la partie inférieure un peu moins profonde pour qu'on puisse distinguer les scènes un peu mieux au niveau du sol.) Malgré le fait qu'il aurait été difficile de distinguer les détails des scènes, surtout étant donné le faible éclairage du temple, ces dernières ont été sculptées avec autant de soin que les autres ensembles sculpturaux. Si seuls les dieux pouvaient les voir et les apprécier, c'était suffisant.
Dieux assis, prêts à recevoir le nouveau peplos. Détail de la frise du Parthénon, panneau IV
Dieux assis, prêts à recevoir le nouveau peplos. Détail de la frise du Parthénon, panneau IV
Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
Used by permission of Ancient-Greece.org © 2001-2006
La frise racontait l'histoire de la procession des Grandes Panathénées, un grand festival comprenant une procession et des jeux qui avait lieu à Athènes tous les quatre ans. (Chaque année, lors des Petites Panathénees, on célébrait l'anniversaire de la déesse.) Pendant les Panathénées, on présentait à Athéna, qui était aussi la patronne des tisserands, un nouveau peplos (tunique) tissé par de jeunes filles. La frise illustrait la mise en route de la procession (côté ouest) et les participants à cette dernière (musiciens, cavaliers, prêtres, jeunes filles portant des offrandes, animaux destinés au sacrifice, etc.), qui longeait les côtés nord et sud de la cella, se dirigeant vers l'est. Sur le côté est, on voyait, assis, des dieux et des déesses et, debout, des autorités civiles et religieuses, qui se rassemblaient pour recevoir le nouveau vêtement et, naturellement, faire des discours.
  • Le fronton ouest . Le Parthénon possédait deux frontons triangulaires, un sur chaque façade. Un élément courant des temples, le fronton présente des sculptures qui reflètent la vocation de l'édifice. Le thème du fronton ouest du Parthénon était le concours mythologique entre Athéna et Poséidon pour déterminer qui protégerait Athènes. Chacun offre un cadeau — Poséidon, une source d'eau salée, symbole de la puissance maritime, et Athéna, un olivier. Le peuple considère que le cadeau d'Athéna est plus pratique. (Les olives sont appréciées comme denrée, et leur huile, utilisée dans les lampes, la cuisine et les cosmétiques, joue un rôle important dans les échanges.) Athéna et son oncle, Poséidon, étaient les principales figures de cet ensemble de sculptures. Ils se trouvaient au centre du triangle, entourés de divers autres personnages : Cécrops, moitié homme, moitié serpent, le fondateur et premier roi d'Athènes; Érechthée, le deuxième roi; diverses divinités aquatiques; Hermès; Iris; etc.
  • Le fronton est . Cet ensemble de sculptures occupait une place de choix où toute personne qui se rendait au temple par le chemin habituel pouvait le voir et l'apprécier en arrivant. Comme de juste, le thème de ce fronton était la naissance d'Athéna, à laquelle ont assisté les autres dieux et déesses. L'histoire est bien connue. Zeus a un mal de tête atroce et sent une grande pression dans la tête, qu'il n'arrive pas à réduire. Il ordonne à son fils Héphaïstos de lui fendre la tête avec sa hache pour soulager les symptômes. De cette ouverture sort Athéna, adulte et tout armée. Au lieu du vagissement d'un nouveau-né, les témoins entendent un cri de guerre. Cet évènement était commémoré en pierre sur le fronton. On voyait Zeus assis au centre, comme il se doit, accompagné des autres personnages principaux, Athéna et Héphaïstos, tandis que d'autres divinités assistaient à l'évènement miraculeux.
  • Les métopes . Le Parthénon avait en fait deux frises. La première, décrite ci-dessus, ornait l'extérieur de la cella. La deuxième, une frise dorique typique composée de triglyphes alternant avec des métopes, entourait l'extérieur de l'édifice, juste au-dessous du toit. Le triglyphe est un bloc comportant deux glyphes et deux demi-glyphes (des traits verticaux parallèles gravés en creux). Il est moins large que la métope d'environ un tiers. Le Parthénon avait 92 métopes (32 sur chaque côté et 14 sur chaque façade), chacune mesurant environ 1,2 m 2.
La qualité des métopes du Parthénon était de loin supérieure à celle des métopes qu'on trouve normalement sur les temples. Toutes les métopes étaient décorées, sculptées en haut-relief au point où certaines ressemblaient à des rondes-bosses. Une histoire était racontée sur chaque côté de l'édifice :
  • Côté ouest (Amazonomachie) . Un combat entre les Grecs et les Amazones était présenté sur ce côté. Dans la mythologie grecque, les Amazones sont une tribu belliqueuse de femmes descendantes d'Arès, le dieu de la guerre. Héraclès entre en conflit avec elles en exécutant ses douze travaux. Ce combat et les autres qui étaient illustrés symbolisent la victoire de la civilisation (les Grecs) sur les barbares (les Perses).
  • Côté est ( Gigantomachie) . Le combat mythique entre les Géants et les dieux pour le contrôle de l'Olympe était illustré sur ce côté.
  • Côté nord (la guerre de Troie) . Le thème de ce côté était la guerre de Troie, un thème de prédilection pour la décoration des temples et des vases.
  • Côté sud ( Centauromachie) . Les premiers chrétiens ont sérieusement dégradé et défiguré les sculptures des trois autres côtés de l'édifice, mais celles du côté sud ont été épargnées. Personne ne sait pourquoi. Le combat mythique entre les Lapithes et les Centaures était illustré sur le côté sud. Ivres, les Centaures, qui avaient été invités à un mariage chez les Lapithes, ont essayé d'enlever les femmes de ces derniers.
Athéna — D'une hauteur de 12 m, ce colosse en or et en ivoire a coûté encore plus que l'édifice qui l'abritait
Athéna — D'une hauteur de 12 m, ce colosse en or et en ivoire a coûté encore plus que l'édifice qui l'abritait.
Courtesy MacGillivray Freeman Films
La statue chryséléphantine d'Athéna . Cette œuvre d'art, imposante à tout point de vue, était d'une hauteur d'au moins 12 m, une figure impressionnante en or et en ivoire, les yeux incrustés de pierres précieuses, portant tout une panoplie d'armes et de symboles. Chryséléphantine est un mot d'origine grecque qui signifie « or (chryso) et ivoire (éléphantine ) ». Il s'agit d'une technique courante en Grèce à l'époque classique. À une ossature en bois, on attachait de l'ivoire, représentant la chair, qu'on couvrait de vêtements en or battu. L'or que comportait la statue d'Athéna est estimé à plusieurs millions de dollars. Selon des écrivains grecs de l'Antiquité, plus tard, le tyran Lacharès a dépouillé la déesse de son or pour payer son armée. Une tunique dorée aurait remplacé les vêtements d'origine.
Athéna tenait dans la main droite une figure de la Victoire ailée (Nikè) haute de 1,8 m. Dans la main gauche, elle avait une lance et son bouclier, à l'intérieur duquel se trouvait un serpent enroulé, représentant Érechthée, un des premiers rois d'Athènes. Ce dernier, fils de Gaïa, la déesse de la Terre, a été élevé par Athéna.
Une fois le Parthénon achevé, Phidias construit une sculpture encore plus grande et plus renommée, la statue du dieu Zeus qui sera installée à Olympie. Une des Sept Merveilles du monde antique, cette statue servira de modèle pour le Lincoln Memorial à Washington, D.C. Qu'est-ce qui est arrivé à la sculpture d'Athéna? Les Byzantins l'ont emportée à Constantinople avant le Ve siècle apr. J.-C. Puis elle a disparu, mais personne ne sait quand.
Le rêve de Périclès, que le Parthénon soit un symbole impérissable de la grandeur d'Athènes et du triomphe inévitable de la civilisation sur les forces barbares, a été éphémère. Les dernières sculptures sont achevées en 432 av. J.-C., mais à peine trois ans plus tard, Périclès et nombre de ces concitoyens succombent à une horrible peste qui dévaste Athènes.
Le Parthénon sert de temple d'Athéna pendant un millénaire presque. Puis, au VIe siècle apr. J.-C., des moines chrétiens de l'Église orthodoxe grecque prennent possession de l'édifice, qui devient l'église de la Sainte Sagesse (Hagia Sophia). Les chrétiens zélés cassent ou dégradent plusieurs sculptures qu'ils considèrent comme païennes ou profanes, et apportent des modifications mineures à l'architecture. Sept cents ans s'écoulent.
En 1204, les Français (les Francs) envahissent Athènes et prennent possession du Parthénon, qu'ils rebaptisent Notre-Dame d'Athènes. Le temple devient alors une église catholique. Dès 1458, les Turcs occupent Athènes et transforment le plus vite possible le temple ancien en mosquée islamique, y ajoutant un minaret. Le gouverneur turc installe son harem dans l'Érechthéion, le temple situé à côté du Parthénon (dont les colonnes ont la forme de caryatides, des figures féminines drapées à l'antique). En 1687, les Vénitiens, qui sont en guerre contre les Turcs, bombardent le Parthénon de boulets et d'obus de mortier. Convaincus que les Vénitiens n'attaqueraient pas le vénérable édifice religieux, les Turcs y avaient abrité leurs femmes et leurs enfants, ainsi que leur provision de poudre. Trois cents personnes et 28 colonnes du Parthénon périssent dans une immense explosion.
Les activités de lord Elgin, homme d'État britannique et ambassadeur à Constantinople en 1801, auront également une incidence majeure sur le Parthénon. Les autorités turques donnent à l'ambassadeur la permission de dessiner les merveilleuses sculptures, d'en prendre des moulages en plâtre et « d'emporter tout morceau de pierre portant des inscriptions ou des figures ». (De nombreuses morceaux de sculptures détruites dans l'explosion se trouvent encore dans les décombres du Parthénon.) Les représentants de lord Elgin ne se contentent pas longtemps de ramasser des morceaux de sculptures brisées. Ils commencent à amputer l'édifice, se servant plus tard de scies pour enlever de gros morceaux de sculpture. Il faut dire à leur décharge qu'ils connaissent les autres pratiques destructrices de l'époque. Les Turcs ont utilisé des sculptures du Parthénon comme cibles dans des exercices de tir et ont décapité des figures qu'ils ont pu atteindre (celle de Périclès en était probablement une). De plus, les Turcs chaulent leurs bâtiments, dont bon nombre sont construits autour du Parthénon. Pour obtenir du blanc de chaux, on brûle du marbre, le réduisant en calcaire, puis on y ajoute de l'eau. Cette recette a mené à la destruction de statues brisées et intactes à Athènes et ailleurs.
Des cavaliers dans la procession des Grandes Panathénées. Détail de la frise du Parthénon, panneau XIXX
Des cavaliers dans la procession des Grandes Panathénées. Détail de la frise du Parthénon, panneau XIXX
Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
Used by permission of Ancient-Greece.org © 2001-2006
Aujourd'hui, les vestiges du Parthénon, les ossements blanchis de ce qui a été à un moment donné un chef-d'œuvre architectural pour tous les temps, témoignent silencieusement de la gloire de la Grèce antique. Les sculptures qui ornaient les murs de marbre se trouvent aujourd'hui en morceaux, accrochés çà et là aux vestiges du temple ancien ou éparpillés à travers les grands musées du monde à Athènes, Londres, Paris, Munich, Rome, Copenhague, Vienne, etc. Au moins une des sculptures en marbre a été cassée et divisée entre trois grandes villes. La Grèce a adressé de nombreuses pétitions à la Grande-Bretagne lui demandant de restituer les marbres du Parthénon (dont environ 50 % se trouvent à Londres) parce que les Turcs n'avaient pas le droit de les distribuer à qui que ce soit. La Grande-Bretagne refuse, disant que la collection a été obtenue légalement du gouvernement qui était alors au pouvoir et qu'elle n'a aucune intention de restituer quoi que ce soit. Voilà où en sont les choses.

ARCHÉOLOGIE / vanupied.com blog

Voici une liste de sites archéologiques et de musées dédiées à l’archéologie. https://www.vanupied.com/tag/archeologie/

  • 1
  • 2


  • Histoire de Lisbonne : De la fondation à la capitale du Portugal


    Histoire de Lisbonne : De la fondation à la capitale du Portugal
    Siege_of_Lisbon_by_Roque_Gameiro
    Lisbonne est l’une des plus anciennes villes européennes. Son histoire commence au néolithique avec la présence d’Ibères et de Celtes, mais les historiens considèrent que la ville fût fondée en -1200 par les Phéniciens, probablement originaires de Tyr au sud du Liban.       Découvrez l'histoire passionnante de Lisbonne sur place ! Participez à une visite guidée du centre historique…
     Lire La Suite De Histoire De Lisbonne : De La Fondation À La Capitale Du Portugal

    Thermes de Caracalla à Rome : Ruines gigantesques [quartier antique]


    Thermes de Caracalla à Rome : Ruines gigantesques [quartier antique]
    Les Thermes de Caracalla datent du 3ème siècle. Cet immense complexe thermal s'étendait à l'époque sur près de 11 hectares. Il comprenait des bassins d'eau chaude et froide, des gymnases, des salles de massage, des boutiques, des bibliothèques, des tavernes et des jardins.       Les Thermes de Caracalla se trouvent dans le quartier antique de Rome au sud du Colisée,…
     Lire La Suite De Thermes De Caracalla À Rome : Ruines Gigantesques [Quartier Antique]

    Antiquité : 4 lieux du Musée national romain à Rome


    Antiquité : 4 lieux du Musée national romain à Rome
    Ox_head_in_Baths_of_Diocletian Livioandronico2013
    Inauguré en 1890, le Musée national romain abrite des sculptures, des sarcophages, des bijoux, des armes, des fresques et des mosaïques de la Rome antique jusqu'à l'époque médiévale.      Voici l'une des plus belles collections d'art antique de Rome et du monde. Entièrement réorganisées en 1990, les collections sont exposées dans quatre bâtiments distincts. Vous trouverez plusieurs musées dédiées…
     Lire La Suite De Antiquité : 4 Lieux Du Musée National Romain À Rome

    Champs Phlégréens, 40 volcans autour de Naples


    Champs Phlégréens, 40 volcans autour de Naples
    1024px-Solfatara_-_Pozzuoli_-_Campania_Norbert Nagel : Wikimedia Commons
    Situés à l'ouest de la baie de Naples, les Champs Phlégréens sont une vaste zone éruptive parsemée de cratères, de roches volcaniques et de sources chaudes. Le site s'étend sur 100 km² et abrite les villes de Pozzuoli et Cumes.         Entouré de volcans, Naples se trouve au chaud entre les Champs Phlégréens à l'ouest et le Vésuve…
     Lire La Suite De Champs Phlégréens, 40 Volcans Autour De Naples

    Italica à Séville, ruine romaine d’une ville d’empereurs


    Italica à Séville, ruine romaine d’une ville d’empereurs
    Anfiteatro_de_las_ruinas_romanas_de_Itálica,_Santiponce,_Sevilla,_España,_diego-delso
    Italica est une ancienne cité romaine dont la superficie s'étend sur 52 hectares. Fondée au 3ème siècle avant J-C par le général Publius Cornelius Scipion, elle connut son apogée au 2ème siècle après J-C.        Italica est située sur la commune de Santiponce à 9 km au nord-ouest de Séville. Italica comprend parmi les plus beaux vestiges romains en…
     Lire La Suite De Italica À Séville, Ruine Romaine D’une Ville D’empereurs

    Musée d’archéologie de Séville : Très bonne surprise ! [Sur]


    Musée d’archéologie de Séville : Très bonne surprise ! [Sur]
    Le musée archéologique est une agréable surprise de Séville. Des collections assez extraordinaires, une visite gratuite... et quasiment personne pour apprécier le génie romain, ses sculptures et mosaïques.         Le musée archéologique de Séville se trouve sur l'agréable Plaza América du parc Luisa Maria dans le quartier Sur au sud de la Vieille Ville.     Collection…
     Lire La Suite De Musée D’archéologie De Séville : Très Bonne Surprise ! [Sur]

    Cathédrale de Sé à Lisbonne : Bâtiment emblématique [Alfama]


    Cathédrale de Sé à Lisbonne : Bâtiment emblématique [Alfama]
    Construite à la fin du 12ème siècle à l'emplacement d'une mosquée, La cathédrale Santa Maria Maior de Lisbonne ou Sé Patriarcal de Lisboa est aujourd'hui la plus ancienne église de Lisbonne.       La cathédrale Sé de Lisbonne est située dans le quartier de l'Alfama à l'est du centre historique de Lisbonne. Si vous aimez l'architecture et les lieux sacrés,…
     Lire La Suite De Cathédrale De Sé À Lisbonne : Bâtiment Emblématique [Alfama]

    Musée étrusque à Rome : Plus grande collection au monde [Nord]


    Musée étrusque à Rome : Plus grande collection au monde [Nord]
    Le musée étrusque de Rome présente des collections d'objets antiques issus des fouilles archéologique des régions du Latium, de l'Ombrie et de l'Etrurie. On peut y admirer des sarcophages, des vases, des pièces d'orfèvrerie ainsi que des sculptures.       Créé en 1889, le Musée étrusque de Rome est installé dans un bâtiment du 16ème siècle au nord de…
     Lire La Suite De Musée Étrusque À Rome : Plus Grande Collection Au Monde [Nord]

    Musée Dublinia à Dublin : De la fondation viking à la fin du moyen-age


    Musée Dublinia à Dublin : De la fondation viking à la fin du moyen-age
    Expédition maritime viking - Illustration pour le musée Dublinia
    Dublinia est un musée consacré au monde des Vikings et à la vie quotidienne de la population à l'époque médiévale.       Installé dans un bâtiment néo-gothique du centre historique de Dublin à la limite du quartier de Liberties, le musée est relié à la cathédrale Christ Church par une arche couverte.   Un musée vivant et interactif  …
     Lire La Suite De Musée Dublinia À Dublin : De La Fondation Viking À La Fin Du Moyen-Age

    Centrale Montemartini à Rome : Antiquité + machine industrielle [Testaccio-Ostiense]


    Centrale Montemartini à Rome : Antiquité + machine industrielle [Testaccio-Ostiense]
    Le musée de Montemartini, ou Centrale Montemartini expose des collections de sculptures, bas-reliefs et mosaïques grecques et romaines provenant des musées du Capitole dans une ancienne usine. Un contraste insolite.       Le musée de Montemartini est situé sur un ancien site industriel dans le quartier de Testaccio-Ostiense à Rome. Vous trouverez plusieurs musées dédiées à l'antiquité à Rome : Musée…
     Lire La Suite De Centrale Montemartini À Rome : Antiquité + Machine Industrielle [Testaccio-Ostiense]

    Musée du Palazzo Valentini à Rome : Multimedia et antiquité [Quartier antique]


    Musée du Palazzo Valentini à Rome : Multimedia et antiquité [Quartier antique]
    Le Palazzo Valentini abrite les vestiges de deux villas antiques, les Domus Romane. Grâce aux moyens techniques ultramodernes, les visiteurs font un bond dans le temps pour se plonger dans la vie quotidienne des Romains.     Le Palazzo Valentini se trouve entre centre historique de Rome et le quartier antique à proximité de la Piazza Venezia, du Capitole et des Forums…
     Lire La Suite De Musée Du Palazzo Valentini À Rome : Multimedia Et Antiquité [Quartier Antique]

    Place du Capitole et ses musées à Rome [Quartier antique]


    Place du Capitole et ses musées à Rome [Quartier antique]
    La Capitole est un lieu stratégique de la Rome antique, combinant les rôles religieux et politique. La place du Capitole abrite le plus ancien musée du monde.       Situé dans le quartier antique de Rome à proximité du Forum Romain, du Colisée et de la colline du Palatin, le Capitole est la plus petite des sept collines de Rome. Les…
     Lire La Suite De Place Du Capitole Et Ses Musées À Rome [Quartier Antique]

    Palatin à Rome : Le colline des empereurs romains [Quartier antique]


    Palatin à Rome : Le colline des empereurs romains [Quartier antique]
    Occupé depuis le 10ème siècle avant J-C, le mont Palatin est étroitement lié à la mythologie de Rome. La colline domine le Forum Romain et abrite les vestiges de palais antiques ainsi que les jardins Farnèse.       La colline du Palatin domine le forum romain, le Colisée, le Circus Maximus et voisine la colline du Capitole dans le…
     Lire La Suite De Palatin À Rome : Le Colline Des Empereurs Romains [Quartier Antique]

    Forum Romain : Visiter le coeur de la Rome antique


    Forum Romain : Visiter le coeur de la Rome antique
    Le Forum Romain occupe une place essentielle dans la vie de la Rome antique, combinant les rôles politique, économique, religieux et judiciaire.       Le Forum Romain est situé dans le quartier antique de Rome entre le Capitole et le mont Palatin à proximité du Colisée. Il est aménagé sur le site d'un ancien marais asséché. L'entrée se fait au niveau…
     Lire La Suite De Forum Romain : Visiter Le Coeur De La Rome Antique

    Colisée à Rome : Amphitéâtre emblématique de l’antiquité romaine


    Colisée à Rome : Amphitéâtre emblématique de l’antiquité romaine
    Construit dès le premier siècle, le Colisée de Rome pouvait accueillir jusqu'à 75 000 personnes. C'est dans cet immense amphithéâtre que se déroulaient les combats des gladiateurs, les courses de chevaux, mais aussi les exécutions publiques.       Le Colisée se trouve au sud-est du centre historique de la capitale italienne dans le quartier antique de Rome à proximité…
     Lire La Suite De Colisée À Rome : Amphitéâtre Emblématique De L’antiquité Romaine

    Musée archéologique Salinas à Palerme : Art phénicien, égyptien et grec


    Musée archéologique Salinas à Palerme : Art phénicien, égyptien et grec
    Le musée archéologique régional Antonio Salinas de Palerme abrite une importante collection d'art punique et grec.        Le musée archéologique régional Antonio Salinas est situé près du théâtre Massimo. On peut notamment y admirer des mosaïques, des fresques, des poteries, des stèles et des sarcophages de différentes époques. Le musée mérite le détour, autant pour ses collections que pour…
     Lire La Suite De Musée Archéologique Salinas À Palerme : Art Phénicien, Égyptien Et Grec

    Musée gallo romain à Lyon : Antiquité + Brutalisme [Fourvière]


    Musée gallo romain à Lyon : Antiquité + Brutalisme [Fourvière]
    Inauguré en 1975, le musée gallo-romain de Lyon (ou musée Lugdunum) intègre les vestiges du théâtre romain et présente des collections issues de plus de cinq siècles de fouilles archéologiques.       Le musée d'antiquité gallo romaines à Lyon est situé sur les pentes de la colline de Fourvière sur le site du Théâtre Antique.     Une plongée dans le temps,…
     Lire La Suite De Musée Gallo Romain À Lyon : Antiquité + Brutalisme [Fourvière]

    Musée égyptien de Turin : 2e plus grande collection au monde [Vieille Ville]


    Musée égyptien de Turin : 2e plus grande collection au monde [Vieille Ville]
    Les collections du musée égyptien de Turin sont exceptionnelles et comprennent de nombreuses statues, des sarcophages, des momies, des objets usuels et des bijoux ainsi qu'une série de papyrus.       Le musée égyptien de Turin se trouve dans le centre historique dans le palais de l'Académie des Sciences.    Bon plan : Carte pass 2, 3 ou 5 jours pour visiter…
     Lire La Suite De Musée Égyptien De Turin : 2e Plus Grande Collection Au Monde [Vieille Ville]

    Herculanum, vestiges et ruines près de Naples


    Herculanum, vestiges et ruines près de Naples
    Herculanum était une ville romaine antique, située à 10 kilomètres de Naples dans la région de Campanie. Désormais, elle est une zone archéologique célèbre, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. En effet, elle fut entièrement détruite par l’éruption du Vésuve survenue en 79.       Herculanum avant l’éruption   Selon la mythologie grecque, la cité d’Herculanum fut fondée par…
     Lire La Suite De Herculanum, Vestiges Et Ruines Près De Naples
    Palais royal de Naples : Opulence et splendeur [San Ferdinando]

    Palais royal de Naples : Opulence et splendeur [San Ferdinando]

    Edifié au début du 17ème siècle, le Palais Royal de Naples est de style Renaissance. Il a été remanié à plusieurs reprises avant d’être transformé en musée en 1919. Actuellement en travaux, le palais est toujours accessible à la visite pour découvrir ses principales salles d’apparat et sa chapelle palatine.       Le Palais […]
    Positano près de Naples, un des joyaux de la cote Amalfitaine

    Positano près de Naples, un des joyaux de la cote Amalfitaine

    Positano est une station balnéaire située sur la côte almalfitaine, à 60 km au sud de Naples. Ses belles plages, ses ruelles tortueuses, son climat ensoleillé et sa gastronomie en font une destination idéale pour une excursion ou un séjour.       Une carte postale grandeur nature   Juché sur une colline dominant la […]
    Sorrente au dessus de la baie de Naples

    Sorrente au dessus de la baie de Naples

    Située sur la péninsule du même nom, la ville de Sorrente est perchée sur des falaises. C’est une station balnéaire populaire qui a gardé son aspect authentique. Sa situation, son centre piétonnier et ses monuments historiques en font un but d’excursion de choix.       Que faire à Sorrente ?   La piazza Tasso, […]
    Villas vésuviennes à Naples : Vestiges baroques et classiques

    Villas vésuviennes à Naples : Vestiges baroques et classiques

    Les villas vénusiennes sont les anciennes demeures luxueuses de la noblesse napolitaine. Construites aux 17ème et 18ème siècles, elles parsèment le « Miglio d’oro », une section de la route côtière située entre Naples et Torre del Greco.       Des villas de luxe pour la cour napolitaine   En 1738, le roi Charles III fait […]
    Champs Phlégréens, 40 volcans autour de Naples

    Champs Phlégréens, 40 volcans autour de Naples

    Situés à l’ouest de la baie de Naples, les Champs Phlégréens sont une vaste zone éruptive parsemée de cratères, de roches volcaniques et de sources chaudes. Le site s’étend sur 100 km² et abrite les villes de Pozzuoli et Cumes.         Entouré de volcans, Naples se trouve au chaud entre les Champs Phlégréens […]
    Cimetière delle Fontanelle à Naples : Macabre tradition [Sanita/Matterdei]

    Cimetière delle Fontanelle à Naples : Macabre tradition [Sanita/Matterdei]

    Le cimetière des Fontanelle est un lieu unique à Naples. Il s’agit d’une ancienne carrière abritant un ossuaire composé de plusieurs milliers d’ossements. Il occupe une superficie de 3 000 m².         Le cimetière des Fontanelle est installé dans une immense caverne creusée dans le tuf de la colline de la Sanita […]